Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /Juil /2010 17:07

Bon. Et bien voilà. Une nouvelle page se crée ici, mais elle a une toute autre destinée par rapport à ses prédécesseurs. Elle vient pour clore un blog qui avait que trop (sur-)vécu. Il se voulait à l'image de celle qui me l'avait inspiré il y a maintenant près d'un an et demi. Ne cherchant aucunement la notoriété, ni encore moins la reconnaissance, je voulais comme annoncé à ses débuts, coucher sur le papier numérique, mes impressions, et émotions et sentiments. Prêt à me satisfaire de la maignre audience de ses yeux butinant le web, à explorer cette gradation de sensations que je présentais et que j'avais l'espérance de connaître avec la muse de ce blog... Et de les porter jusqu'au firmament. Manifestement le temps donna raison à la Raison elle-même. Le coeur aura su saigner, mais jamais n'aura été capable de panser ses blessures presque mortelles. Ou trop peu longtemps. Le corps n'est pas mort... il en va bien autrement de l'âme. Elle meurt continuellement, et inflige à son porteur l'atroce souffrance de ne pas lui inspirer le dernier souffle. Pathétique fin d'un blog, comme celle d'un homme, tous deux comme déjà perdus d'avance dès leur naissance.

 

Je disparais de l'écran. Je ne reste cependant pas très loin. Une promesse, fut-elle portée à une oreille trop neuve, reste la marque d'un engagement uni-sens. Mini-J pourra compter sur moi, un peu comme sur un parrain de 3ème rang, numérique. Là pour proposer comme avant mon épaule et mes oreilles à une mère qui galère, et à soulager son fardeau, quand elle m'en donnera les occasions.

 

Nous sommes en mi-juillet, et elle m'a fait ce présent de m'autoriser à l'aider dans son quotidien de mère. J'en ai été très honoré. Et très touché aussi qu'elle m'ait offert le plaisir de « pouponner » son bébé. Nul jalousie à avoir ! Il s'agissait pour moi de vacances (les premières depuis si longtemps... dommage qu'elles aient été écourtée si brutalement !) où j'ai évolué dans un univers différent, cultivant des envies, taisant peut-être aussi des désirs, mais toujours en ne pensant qu'à cette chose unique, la promesse d'un cadeau, un don de soi pour elles : une maman reposée, et une petite épanouie de la savoir telle. Le temps me dira avec le recul si ces 3 grasses mat' (entre autres) commandées par Internet auront été bénéfiques. Je le souhaite vraiment. Rien de plus, ni rien de moins.

 

Ne cachant que très peu mes ressentis, comme annoncé à l'ouverture de ce blog, je devrai bien avouer ici à ma lectrice, et au lecteur qui a pris le coche en route (doublant ainsi mon audience ^^ cool !!), que j'ai été surpris de la réaction de ce dernier, mais je la comprends néanmoins. J'entends que l'amalgame paraisse être une motivation à programmer (légitimement) un déplacement pour voir sa fille et sa copine, alors qu'initialement, J. voulait que je la dépose chez lui. Ce qu'elle m'avait annoncé à mon arrivée chez elle mardi. Elle m'avait même expliqué qu'il voulait (enfin) rencontrer cet ami mystérieux. En fait de mystère, il n'était qu'unilatéral... Il savait bien plus de choses sur moi que moi de lui. Seulement ce que J. voulait bien, et spontanément, me faire savoir. Mais je l'écris pour ôter toute ambiguïté, toute interprétation possible : il n'y a rien eu entre J. et moi.

Reste que l'on peut penser que si les choses avaient été bien plus sérieuses entre nous, le blog aurait nécessairement cesser d'exister. Et instantanément, sans crier garde. Quelle idée incongrue aurais-je en effet de ressasser mes sentiments sur une page web, quand on peut les glisser dans le creux de son oreille sur un lit que l'on partage ensemble, non ?!

 

J'espère M. rassuré sur ma personne. Il est le père de Mini-J, et le restera quoiqu'il puisse arriver ! La vie est certes pleine de surprise, mais elle ne lui ôtera jamais cette prétention légitime d'être le « papounet » dont rêvent toutes les petites filles.

 

Les parents peuvent, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, être des plus fiers de ce petit bout de choux. Elle est extra ! Et demande toute l'attention des siens, des parents, grands-parents et de toute la famille, des amis aussi. Quel(s) sacrifice(s) serais-je prêt à accomplir pour elle(s) ? Tous ! Bien-évidemment. Mais si j'ai à m'acquitter un jour de cette tâche, moi qui ne suis que du 3ème rang par ordre de priorité (et encore...), c'est que les deux premiers cordons de sécurité auront lâché... Autant dire que cela peut vous paraître amplement facile de m'engager sur une voie que la vie ne me donnera sans doute jamais l'occasion de tenir. Enfin, homme d'honneur que je suis, je me plais à laisser à J. cette carte à jouer en cas de besoin. Je lui demande seulement de ne jamais hésiter à briser la glace en cas de nécessité !!! Après je peux, ou pas. Mais si la question est « le veux-tu » ? La réponse que je lui donnerai sera naturellement un « tout à fait ! ».

 

Et bien voilà. La page de ce blog au fond noir se tourne sur une nouvelle, bien blanche celle-là. Ne me reste qu'à souhaiter une belle vie à Mini-J. Et de profiter, au-delà des circonstances, des deux parents qu'elle a la change d'avoir.

 

Apaisés nous devons rester.

 

R.I.P.

 

 

A bientôt je l'espère...

 

Par Marice Fibrou
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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /Juil /2010 00:54

Hier, nous étions le 11. Un jour important chaque mois pour Elles. Maman qui voit grandir sa petite You', et s'approcher petit à petit de sa première année d'existence accomplie. Je trouve ça beau. Peut-être trop fleur bleue, qui sait, mais je guette ce 11 du mois comme un automatisme. Veillant de loin, cet instant anniversaire que beaucoup essaie de mensualiser par des néologismes ou barbarismes sans nom... Mensaversaire, Moisiversaire, moiniversersaire et autres mots des plus horribles qu'il soit !... "Happy month day" ai-je pu lire aujourd'hui. Anglicisme qui encore une fois par sa simplicité brillat dans ce ciel de palabres indicibles comme le plus approprié jusque là pour désigner ce jour compte-à-rebourré séparant l'éveil du premier jour, à l'instant d'une première année.

Je n'aurai aucunement la prétention de retracer ici les moments clés de cette petite vie. Tout d'abord car ils seraient des plus sélectifs, dictés par ma seule mémoire souveraine et bien évidemment biaisée par des sentiments incontrolés ; mais surtout parce J. est bien plus habile à s'exprimer avec justesse en ce domaine. Le véritable carnet de bord constitué pour raconter avec émerveillement les premières fois, les petits instants de vie de bébé, inspire toute mon admiration pour ce qu'elle est, ce qu'elles sont toutes les deux, mère et fille. J. a tant de talent ! Malgré l'adversité, elle mène je le pense, sa barque avec brio. Je lui tire mon chapeau ! Bravo. Tu es une mère formidable, ne laisse jamais personne t'en faire douter. Continue ainsi. You te mérite, et tu es sans nul doute pleinement récompensée par cette petite qui témoigne chaque jour sa reconnaissance d'avoir une maman comme toi.

 

A défaut de pouvoir t'offrir quelquechose directement petit J., je voudrai faire un geste gratuit à ta maman. Je t'ai confié un jour de soldes tout ce que je pensais de ta maman. Nous avons passé un "petit" moment sympathique ^^ Laissant J. à ses préoccupations légitimes de nana. Et j'ai trouvé que c'était une bonne chose. J'aimerai d'une autre manière lui permettre de retrouver pour quelques heures encore, cet espace-temps de liberté qu'elle me semble regretter parfois. Un retour sur elle même, une sortie sans bébé, une grasse mat',... tant de petites choses simples qui nous paraissent faciles à faire, pour nous... quand on oublie que l'on a pas de bébé à gérer.

 

Alors Mini. J, je maintiens cet ensemble d'idées, ainsi que la promesse que je t'ai faites. Et j'aimerai tant que ta maman m'accorde sa confiance pour quelques jours de mi-juillet. Je veux lui offrir ses 3 journées de récupération qu'elle lorgne depuis quelques mois. Qu'elle délègue, et se replonge dans ce sommeil qui lui manque.Et puis en bonus, nous balader, explorer les environs... et même une surprise derrière la tête, qui j'en suis persuadé lui fera plaisir.

Sera-t-elle réceptive ? J'aimerai tant. Le temps fuit et nous ne le rattrapons jamais... lui seul a ce pouvoir injuste de nous rappeler qu'il aura le dernier mot, le moment venu.

 

A bientôt de m'occuper de toi petit coeur.

Par Marice Fibrou - Publié dans : MyLife.com
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Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 19:24

Elle est ma Lady Gaga...son grain de folie et de beauté m'ont poussé à m'évader d'une prison que le quotidien monotone s'efforce de forger tout autour de moi. Elle est au-dessus de ça, les convention sociales ? pourquoi faire ! C'est cool. Je sors, et je fuis, je pars dans la nuit, les phares des voitures à mes trousses ne me rettraperont jamais ! Je vais où j'en ai envie. Que c'est bon.

J'ai agrémenté mon trajet nocture d'une playlist très restreinte, pour me maintenir éveillé. Et j'ai bloqué sur cette chanson, au départ (comme souvent) sans avoir cherché à en comprendre les paroles... juste pour la mélodie, l'énergie dévelopée dans la chanson. Et puis, j'ai tendu l'oreille, et le coeur. Ce sont quelques mots clefs qui me mettent sur la route. Et c'est cette chanson presque en boucle qui me transporta vers une destination inconnue... ou presque. Une impression de déjà vu, mais pourtant une légère différence dans l'appel de ce coeur avait fait jour la veille.

Le cavalier blanc en moi attisé, My Lady Gaga désirait bonne compagnie. Il m'était impossible de refuser, pas plus que d'imaginer le faire.

J'enfourche mon fidèle destrié, et je cours à l'aventure d'une contrée inexplorée jusqu'alors. Dans mes songes, je me vois léger, flottant d'ivresse, d'un bonheur pris par anticipation, un désir d'être transformé, lassé d'être cette larve de papillon mort né. Je vole, je m'éloigne... franchis monts et vallées, visant ce monde de merveilles, touchant d'une caresse ce plaisir à portée de mains et de vue. Fabrice au Pays des Merveilles ! Je me frotte les yeux comme pour me convaincre que tout ce la est vrai, elle, et elle, moi... Je frotte encore à m'en crever les yeux en fait. Je ne vois pas vraiment ce que je fais là... Je dois surement rêver. Oui, je rêve, snas nul doute. Pourquoi moi, là-bas ? N'importe quoi ! Je souris... bêtement. Je vais bien finir par me réveiller. Et je reviendrai à cette réalité qui est jusque là la mienne. La solitude d'un homme lui fait imaginer touts sortes de pensées irréalistes... Moi là-bas ? Comment expliquer cette vision ?

Je me creuse la tête de trouver une explication. Peut-être ne rêvais-je pas endormi, mais le faisais-je éveillé. Un chemin d'explication se fait jour... Je n'avais pas dormi depuis deux nuits, ou juste deux à trois heures en tout. Bien trop peu pour reposer ce cerveau ignoble qui se laisse aller à croire qu'il peut aimer et être aimer en ce bas monde. Je reprends cette vie où je suis la Bête sans la Belle. Je retourne à mon château aux dimensions démeusurées qui n'ont d'égales que la grande tristesse liée à la solitude qui peuvent toute entière y prendre place et je le pense de plus en plus, racines dans ce sol infertile en sentiments amoureux réciproque qui manifestement est le mien. Une terre que je connais qu trop bien. Vae victis ! Malheur aux vaincus, à défaut d'êtres des vingts coeurs.

 

Ma Lady Gaga dans ce rêve était souriante, riait parfois, semblait être heureuse avec son petit être si mignon, son petit coeur d'ange blond. Dans ce rêve, elle se sentait bien. Je me sentais bien... c'est sans doute ce qui fait que ce n'était qu'un rêve, une illusion, une épreuve de plus encore à endurer. Apprendre à vivre avec ces sentiments qui ne se veulent pas partagés, et je devrai une nouvelle fois rejeter au fond de ce jardin secret où les cadavres d'amours déchus s'amoncellent... Mais à me rapprocher des pierres de marbre fleuris qui jonchent les allées de ce cimetière sauvage du coeur, je peux y lire trop souvent le même nom. Le sien... Une allée toute entière lui est dédiée ! L'épitaphe de mon coeur y est inscrit à côté des mots "lâche", "nul", "mauvais"... J'ajouterai bien "con", "idiot"... "méchant"... Ces pierres, je ne les mérite même pas : une fosse commune de l'amour suffirait.

 

Je me réveille deux jours après, en sueur... la chaleur de ces derniers jours a du embrasé mon coeur. Les flammes auront été vives et m'auront porté haut dans le ciel, et me faire tomber je ne sais où, sur une terre chaude, et sèche. J'aurai pu vivre d'amour, sans eau fraîche, attendant dans un parc à l'ombre sa rencontre. Me jeter à l'eau de ce lac artificiel, imaginer trouver de la glace à sa surface, aux parfums de vanille et de chocolat, dégoulinant, me poussant un peu plus vers l'Italie, où je la comprendrai beaucoup du regard et du corps que de sa voix.

L'appétit du coeur comblée, celle du ventre m'était bien égale ! Le gouteux melon et sa couverture de jambon, m'attendait sur la terre ferme, le saumon sauvage, je l'abandonnais à l'humide bouche des eaux froides. Je m'en étais extrait quelques heures plus tôt comme happé par un bouchon flottant à la surface de l'ion positif de cette eau claire.

Elle dans l'eau, dans l'O, moi crucifié les bras en Y. Ecartelé de désirs, inassouvis, inachevés, arrêtés bien trop brutalement par la marche du temps, inexorablement... Chaque minute de gagnée est un moment plus beau encore, mais me rappelle chaque fois plus la réalité trop dure à entendre et à accepter. Je la rejète.

Je dois malgré moi partir. La laisser dans ce songe d'une nuit d'été, où je me sentais roi, maître de ma journée. Dès l'instant où j'avais décidé de m'envoler, de me laisser prendre et emporter dans ce rêve zélé, tenant le gouvernail de ma vie, je flottais sur ces eaux usées, pour m'arrêter dans le plus beau des ports, opportunément, simplement. Coup de tête, vent de folie soufflant dans les voiles de la déraison. Que ce fut bon ! Même si rêver fait mal, je veux revivre ce genre de rêve, plus intensément encore, et peut-être lui donner une fin meilleure encore, à la heuteur ce ces sentiments qui m'animent en cet instant.

La quittant sur le quai, je voulu l'enlasser, l'embrasser, la palper comme pour me convaincre que c'était vrai, lui faire savoir que j'avais passé un excellent moment en sa compagnie imaginée. Mais même en rêve il faut croire que je ne vais pas jusqu'au bout de mes désirs si forts soient-ils ! Une barrière psychologique m'arrête à chaque fois. Je me fais alors la promesse, errant dans les rues de cette cité, que la prochaine je ne serais pas cette homme plus prompt à collectionner les pierres de sentiments tombés aux champs d'amours, qu'à les éléever sur un piédestal.

 

Je me réveille en pleine nuit, mais il fait pourtant déjà si jour. Je regarde mon réveil, je n'ai dormi qu'une seule heure. Une heure pleine de bien être. Une seule heure vécue comme une journée toute entière ! Etrange. Je me frotte à nouveau les yeux, me pince la peau. Je suis bien revenu à la réalité. Ma réalité. Ici Dourdan. Il est l'heure d'aller travailler. D'affronter une journée suivie d'une soirée où je m'enfoncerai plus encore dans la solitude. Mais je feindrai d'en être affecté ! Comme à chaque fois. Je serai le gars performant qu'on aime voir. le "Super Administrateur", le "gars bien" aussi, celui qui est "bon à marier"... Et bien ! Qu'attendez-vous !? Pfff... Me marier, avoir des enfants... bien sûr que je veux tout ça. je veux tutoyer le bonheur. Mais je veux le faire avec celle qui fait battre mon coeur. Le jour, la nuit, transpirant d'être trop loin, autant que d'être tout prêt, désarmé. Impuissant. Me laisser m'abandonner à elle. Me dévouer corps et âme, fusionner.

Je crois qu'à nouveau je me plonge dans ce lac de mystères qui devrait me faire comprendre que c'est dans les rêves que bergers épousent des princesses. Le petit crapeau que je suis restera à camper sur son nénuphare.Sa seule distraction sera de regarder vers le ciel, comptant avec tout le temps qu'il en aura devant lui, les milliers d'étoiles qui elles ont sans nul doute une vie beaucoup plus belle que la sienne. On les regarde elles au moins... On les touche des yeux et du bout du doigt, caressant d'une frustration naturelle de ne pas pouvoir l'atteindre. On s'en contente... Moi, je vais et je viens. Je comble mon affection d'une nourriture amoureuse qui ne se consommerait que du regard. C'est cool... Mais je veux plus. - "Ta gueule ! On t'a dit que le bonheur n'est pas fait pour toi ! Alors oust ! Va voir ailleurs s'il existe !" Aller voir ailleurs. C'est bien facile ce type d'injonction. Ceux-là ont il déjà ressenti ce que je ressens ?! J'en doute. Je me sens coincé. Mais peut-être aussi je me mets des contraintes tout seul. Et que je pourrais tout aussi aisément les faire sauter ces barrières qui m'empêchent d'aimer et d'être aimé !

Je ne sais plus trop quoi penser. Je suis encore sur un nuage, mais la tension orageuse me fit redescendre brutalement. Je reste néanmoins amoureux, et prêt à toutes les folies pour elle, qui m'attire vers elle comme un aimant auquel nul homme dans ma situation ne voudrait s'en soustraire. Me débattre ? Pourquoi faire ^^ Au contraire... J'en ai envie...

Vivre mes envies, c'est peut-être ça le fond de ce rêve éveillé. Allez de l'avant ! Envoyer au diable les contraintes sociales qui m'ont jusque-là pas mal empoisonné plus qu'elles ne m'ont apporté de stabilité !!! J'en rage de tout ce temps perdu, ça me dévore. Grrr !

 

My Lady Gaga au loin fredonne... "Caught in a bad romance". Elle ne croit pas si bien dire...

 

Love Love Love, I Love L***

 

 

 

Par Marice Fibrou - Publié dans : Délirium Tremens
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Samedi 12 juin 2010 6 12 /06 /Juin /2010 11:20

La rubrique Spleen et idéal n'avait pas été alimentée depuis longtemps. Alors pourquoi maintenant ?

 

Loin des yeux mais pourtant pas loin du coeur, ni même de l'esprit. C'est terrible de se voir bouillir de se sentir trop éloigné. A Toulouse, plus distancé encore qu'au quotidien déjà difficile, je ne pensais qu'à elles. Et j'ai eu le tort de le faire savoir, ô maladroitement comme à mon accoutumée. Message collant, aggripé, plein de lourdeur à son sens, flippant de me voir trop penser à elles.

Jamais je n'ai voulu l'effrayer. Et bien oui ! Je suis son actualité de par ces moyens de modernité trop indiscrets. Ce n'est pas du voyeurisme, je sonde juste quand je le peux, d'un point tactile sur le clavier du téléphone, de quelques touches de clavier pressées sur un PC, son humeur du moment, ses trouvailles, ses envies, ses projets...

J'avais hâte de remonter par chez moi, de me réfugier dans mon antre, casanier de savoir qu'un soir je pourrais lui reparler jusqu'au bout de la nuit, comme tant de fois, où nous nous sommes parlé sans trouver à s'arrêter, parce que nous aimions ça. Enfin ! Je soupire cette semaine, car elle a fait le voeu que je respecte de casser ce rythme qui l'épuise. Je comprends que ces journées de mère lui prennent beaucoup de son temps. Et que je suis le soir la goutte d'eau de trop à son verre d'eau tourmentée. Elle veut se reposer. Qu'elle le fasse, je ne peux, pour elles, qu'être le plus heureux des hommes, si tel est son désir.

Pourtant, je le sens, elle n'est pas dans son assiette, et il me semble que cela dépasse le seul manque de sommeil, réel. Elle me le dira quelques jours plus tard. Elle ne se sent pas bien... Ca me poignarde le coeur de ne pas pouvoir être en mesure de la soutenir si elle en avait le besoin. Qu'a-t-elle ? Que se passe-t-il ? Je suis dans le noir de n'avoir pas de réponse.

Alors j'attends. J'ai toujours attendu. Je le fais depuis si longtemps, que je devrais pouvoir continuer ainsi, comme d'habitude. Comme si de rien n'était. Espérer le moment où je l'aurai de l'autre côté de l'écran, ou idéalement, du téléphone, ou mieux encore : en face de moi.

Elle s'envole aujourd'hui vers un horizon qui m'est de plus en plus proche, provocant en moi des palpitations cardiaques plus intenses encore. Elle se rapproche, et je bous davantage encore ! Encore ! La savoir si près m'est difficile à controler. J'aimerai tant l'apercevoir, juste pour m'assurer qu'elle va bien. C'est tout le bien qu'elle me fera. Il m'en faut peu. Mais une chose est sûre : sans elles, je ne peux m'envoler. M'extraire de cette terre où tout semble compliqué.

Une heure, une après midi, ou une soirée en sa compagnie. Voilà le luxe que je ne peux me payer. Tout est cher ici bas, même aimer devient une chose inaccessible. Et bien tant pis...

La solitude parait être sans prix. Encore que... Certains la paie d'une vie.

Par Marice Fibrou - Publié dans : Spleen et idéal
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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /Mai /2010 17:02

Cette nuit du samedi au dimanche, nous avons bien dormi. Mini-J. s'est réveillée vers 9h00, et je suis allé la sortir du lit pour m'en occuper, afin de laisser J. continuer à dormir. Je m'étais renforcé de la veille, en gagnant en confiance. Je l'aimais bien la petite et je pense que c'était, à sa manière, réciproque. J; l'a nourri de son lait, et je l'ai ensuite reprise pour que nous la laissions terminer sa nuit. Nous avons navigué entre la chambre où dormais Mini-J. et le séjour. Je la portais, la laissais aussi au sol, afin qu'elle joue, la stimulais autant que possible. Nous avons trippé un moment sur le chrome des pieds du tabouret à roulettes acheté la veille par C & B. Mini-J se regardais dedans, touchait son reflet me regardait, souriait, pétillait des yeux. Un moment délectable. Elle a aussi continué ses efforts pour se redressait. Pendant que je tenais les pieds dudit tabouret, elle se redressait sur ses pieds à elle en se cramponnant à l'assise du tabouret. Plus les jours ont passé plus les progrets se sont fait sentir. Deux jours auparavant, avec la complicité d'une balle d'exercices en mousse au charmant visage d'un crâne noir et blanc qu'elle a pris en affection, nous avions pu observer J. et moi qu'elle essayait et avait fini par réussir à monter la hauteur du futon déplié au sol, en se hissant de tout son poids et sur le ventre.

Nous avons continué à jouer avec ses petits jouets éparpillés dans la chambre. Peu avant onze, nous sommes revenus dans le séjour aux volets encore clos, et je me suis allongé sur mon lit, en prenant Mini-J. contre moi, qu'elle se repose un peu (bon elle était pas fatigué) mais elle se tînt tranquille, souriait. Je lui fait des guilis la chatouillais, ses petits pieds remontant dans le dos... elle riait ^^ Puis elle porta son pouce à la bouche, son doud en ses petites mains, elle se mit au repos quelques minutes. Nous attendions que J. se réveille. Vers 11h30, Mini-J se décida à mettre un terme au sommeil de sa mère. Je pense que sa couche pleine commençait à lui peser (au propre comme au figuré). Ce fut alors le moment de la grande épreuve. Changer la couche de Mini-J.

J'avais déjà et il y a longtemps, changé les couches de mes petites cousines... Mais là, c'était un peu différent : j'étais sous le jugement de J. ^^ Gare à l'erreur rédhibitoire ;-) !

Je confie Mini-J. à la vigilence de sa mère, le temps pour moi d'aller chercher le nécessaire de change. Et me mit à l'oeuvre, en prenant soin de faire valider par J. chaque acte de ma part. Mini-J. a été une crême ! Elle s'est laissé faire sans broncher, et je voyais en elle un regard d'acquiescement de mes compétence acquises à la matière ;-) Bon l'avenir nous dira que je me suis un peu trompé : la pose n'aura pas été parfaite, et quelques fuites urinaires vinrent me le confirmer par la suite... Mais bon. Une fois ^^ La prochaine sera la bonne. Je ne réussis jamais la première fois.

 

J. s'éveille et commence sa journée de maman... le temps qu'elle s'occupe d'elle (déjeune, se lave...) je garde un oeil attentif sur Mini-J. J. peut compter sur moi ! Je ne la décevrais pas.

Je représente à Mini-J. son ami le crâne en mousse. J'adore comment elle calcul et elle reconnait sa bouille :-) Un temps de 1 à 2 seconde, et hop ! Son visage rayonne de reconnaitre quelquechose de familier. Elle s'empresse de le porter à la bouche, comme pour signifier qu'elle aime bien cet objet.

 

Aujourd'hui c'est dimanche, et il faudra, en dépit du beau temps qui reparait et qui nous avait manqué, reprendre la route pour regagner Troyes. Le départ était prévu pour 15h30... le temps passa trop vite, je crois que J. comme moi ne voulions pas vraiment partir de suite. Je serai bien resté un jour de plus, ou tout du moins toute la journée de dimanche et naviguer la nuit... Mais bon la réalité fait que je bossais le lendemain et ne pouvait pas vraiment (encore) me permettre de ne pas aller travailler sur un caprice, fut il le meilleur des caprices :-)

 

Nous chargeons la voiture avec J. Et nous repartons... Je comptais dans ma tête les quelques heures qui s'égrainaient entre ce départ qui me déchirait intérieurement, et le temps qui restait jusqu'à Troyes, où je savais que je devrais bel et bien mettre un terme à ce délicieux week-end.

Nous avons roulé jusqu'à Brive où j'ai fait une halte restauration au Mac Do de l'A20. J'étais dans l'idée de prendre un menu et de le manger en ayant confié à J. la conduite. Cependant, en abordant le sujet, je ne pensais pas qu'elle n'apprécierai pas vraiment l'offre. Elle m'avait quelques jours auparavant dit que si je le voulais, elle pourrait prendre le volant. Mais j'ai compris à ce moment qu'elle n'aimait en fait pas vraiment conduire et que c'était par nécessité qu'elle le faisait. Je ne voulais pas la froisser par ma proposition. Dans mon esprit, ça me faisait plaisir de lui laisser le volant en toute confiance, sans aucun préjugé. Ce qui, mes proches le savent, est bien trop rare. Ils aurait halluciné d'une telle proposition de ma part... Enfin bref.

Je mange, elle mange aussi du menu que je lui ai pris. Nous repartons. Pas envie de prise de tête pour des bêtises de la sorte ^^

Une halte à Chateauroux se fait, car je voulais changer l'itinéraire pour faire moins d'autoroute et découvrir d'autres paysages. Je pensais donc couper par Bourges / Auxerres pour rejoindre Chaource. Le trajet étai légèrement plus long, mais ô combien plus agréable, ne serait ce que pour les yeux.

Mini-J. était toujours aussi calme et agréable. Bien sûr elle avait quelques caprices, mais d'une brièveté qu'il ne m'apparait même pas utile de les relever. Ils s'apaisaient spontanément, ou d'un haussement de voix de sa mère (ou d'un sourire de "tonton Fabrice" ;-) )

Elle faisait un truc trop rigolo : dans sa période, je mets tout ce que je trouve dans la bouche, elle avait pris en otage mes gros doigts pour les mettre dans sa petite bouche. C'était trop mignon, et puis ces gencives sans dent, étrange et génial à la fois. Une sensation que je ne connaissais plus... mais j'avais un souvenir qui rejaillait en même temps : celle de ma bouche sans dent. je me souvenais en tout cas de cette impression de mes doigts sur mes propres gencives. Bisarre !

Nous avons fait une nouvelle halte. Une air de repos, bien glauck :s avec des toilettes ignobles !!! J. est donc partie dans la Nature faire ce qu'elle seule pouvait faire. Elle m'a confié sa petite à ne quitter des yeux sous aucun prétexte. Il n'en était pas question... en plus le camping car et ses deux passagers me mettaient sur le qui-vive !

Et là, j'ai adoré la suite. J. est revenu, avec à la main, une petite pâquerette. Elle me la tend, et là je demande : "c'est pour moi ?" "Bah oui" répond-elle ^^ C'était meeeeuuugnoonnnnn ! J'ai trop kiffé ! Sérieux ! C'est con, mais une si petite attention m'avait touché. Enfin... En tout cas, sache que je l'ai encore dans la voiture la pâquerette ! :-) Bon elle est plus toute fraiche maintenant. Mais je la garde en souvenir.

Nous reprenons de nouveau la route nationale direction Bourges, que nous traversons. A y penser : je revenais de chez ma soeur à Blagnac et je ralliais Bourges, là où mon autre soeur s'était installée avec son mari. ^^ Nous continuons, même si j'aurai bien aimé m'y arrêter pour voir où elle habitait, le temps d'une pause, et puis sourtout faire découvrir à J. cette ville au coeur historique magnifique !!! Une prochaine fois peut-être...

Plus loin, nous avons traversé une jolie ville : La Charité sur Loire. Superbe ! Avec le soleil qui en plus se couchait derrière nous... la Loire que nous avons traversé sur un joli pont ancestral ! J'aurai du m'arrêter...

Et nous poursuivons notre périple... longuement avant de gagner Auxerre, que je ne connaissais pas du tout. Il est très tard, presque minuit, quand nous traversons le centre ville de cette Cité mythique, avec de beaux clochers dominants, éclairés. J. connaissait la ville. J'aurai voulu ette fois m'y arrêter aussi, pour qu'à son tour elle me présenta d'une brève balade le coeur de la ville.... Mais comme je le disais, il se faisait tard et je vous avoue que la fatigue me gagnait de plus en plus. Il restait encore trois quart d'heure environ avant d'arriver à Chaource.

Nous traversons Chablis, puis Tonnerres et enfin, nous sommes à Chaource. Une bonne odeur et une fraicheur des plus matinales nous y attendait. Des souvenirs personnels ressurgissent : ceux des instants où nous arrivions étant petits au cabanon, en vacances après des heures de route que mon père avait encaissées. Moi qui ne dormait pas en voiture, je découvrais et redécouvrais la route en même temps que mon papa, comme un co-pilote je veillais sur lui en cas.

Nous avons déchargé les affaires, et Mini-J. pleurai légèrement, mais était facilement rassuré par un visage connu se penchant sur elle le temps de vider la voiture.

J. m'avait proposé de rester dormir si je le voulais. J'ai accepté volontier après un temps de réflexion. Savoir si je me sentais capable de rentrer jusqu'à Dourdan après avait trouvé une réponse négative en moi. Aussi, l'hospitalité de mon hôte était la bienvenue. A peine monté, j'avais le besoin de m'éfondrer sur le clic-clac tout juste déplié. Ca me faisait plaisir de rester une nouvelle nuit. Sans compter que là, j'avais un lit qui commençait à me devenir familier, et puis surtout plus confortable que celui des deux nuits précédentes ^^ ;-)

J. avait me semble-t-il envie de papoter un peu, le temps de boire sa tisane d'allaitement. Elle me demanda si je voulais manger ou boire quelquechose. Pourquoi pas. Je choisi l'option "chocapic" ! ^^

J. tenait également à me régler les frais de séjour... je ne savais pas quoi répondre et je ne voulais surtout pas que ça lui coute trop alors, j'ai dit une somme ronde, pas trop pesante pour son budget (enfin je l'espèrai). 100 € tout compris, pour des vacances de 5 jours bien agréable en sa compagnie et celle de sa fille.Curiosité, elle voulait que je remplisse le chèque moi-même... étrange ^^

Elle a aussi rébordé la question de mon attaché de presse... Elle voulait savoir si j'étais amoureux. Je lui dit que je ne crois pas, non. Elle me demanda alors pourquoi j'étais peiné ? Je ne savais pas vraiment, si ce n'est que ce ne m'était pas agréable de ne pas avancer dans une relation et qu'on en devine trop tot l'issue... et j'ai aussi le malheur de vite m'attacher à quelqu'un. Parfois à tort... parfois à raison pensais-je intimement. A ma réponse négtaive à sa question, elle me répondit : bah alors c'est pas grave hein ?!

Confusions des sentiments... ça se brouille en moi... comme avant... alors j'encaisse. Je ne veux pas à cet instant les révéler. Surtout pas... j'avais trop peur de gacher ce merveilleux week-end.

Puis vînt le temps de s'endormir... Elle partit dans sa chambre. Je restais seul dans mon lit. Prêt à m'endormir, pour me réveiller discrètement le lendemain matin, et partir à l'aube, comme un amant d'un soir le ferait ^^ Mais bon... rien à voir.

L'histoire d'un week-end qui s'achève à cet instant où je fermais la porte d'entrée derrière moi, délicatement, pour ne pas réveiller ni J. ni Mini-J. L'ascenseur bruyant me fit sursauter. Je vais à la voiture, et un instant d'hésitation, de doutes m'envahit avant d'avoir tourné la clef de contact... J'avais envie de rester, faire la folie d'envoyer en l'air le boulot pour la journée et d'attendre qu'elles se réveillent, pour ne pas finir de la sorte ce week-end... Acte bien manqué, encore un... Je la tourne, le moteur s'allume, j'enclenche la marche arrière... et je pars. Je quitte Chaource le coeur serré, mais la tête pleine d'émotions et de bon souvenirs qu'il me faudrait raconter instamment. La tête pleine aussi de questions que je voulais poser sans jamais oser. Pleine d'idée aussi préconçues de ce que pouvait penser ou ressentir J. Confusion des sentiments disais-je.

J'arrive directement au travail vers 9h00, sans trop de retard à y réfléchir. Parti à 7h45, l'heure à laquelle je pars habituellement de Dourdan pour aller bosser à 8h15 ^^ Ca me tentait bien l'idée fantasque de vivre à Chaource et de me taper les aller-retours pour bosser... Lol... j'suis pas bien dans ma tête, mais pourtant, capable d'imaginer ce genre de scenarii, et convaincu de pouvoir tenir parole à les concrétiser.

Enfin...

 

Je vais arrêter là pour ce soir. J'ai rattrapé le temps perdu dans la rédaction du récit de ce week-end mémorable pour moi. Je ferai sans doute un autre billet sur les petits bons moments qui m'ont marqué. Par exemple l'épisode du pouce made in J. et devenu réalité !!! Trop bon ! :-)

 

Les semaines qui suivirent me parurent quelques peu différentes dans ma "relation" épistolaire avec J. Une sorte de gain de maturité et de renouveau des sujets de conversation.

 

Allez ! Au lit et à bientôt !

Bisx

 

Par Marice Fibrou - Publié dans : MyLife.com
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