Cette nuit du samedi au dimanche, nous avons bien dormi. Mini-J. s'est réveillée vers 9h00, et je suis allé la sortir du lit pour m'en occuper, afin de laisser J. continuer à dormir. Je m'étais
renforcé de la veille, en gagnant en confiance. Je l'aimais bien la petite et je pense que c'était, à sa manière, réciproque. J; l'a nourri de son lait, et je l'ai ensuite reprise pour que nous
la laissions terminer sa nuit. Nous avons navigué entre la chambre où dormais Mini-J. et le séjour. Je la portais, la laissais aussi au sol, afin qu'elle joue, la stimulais autant que possible.
Nous avons trippé un moment sur le chrome des pieds du tabouret à roulettes acheté la veille par C & B. Mini-J se regardais dedans, touchait son reflet me regardait, souriait, pétillait des
yeux. Un moment délectable. Elle a aussi continué ses efforts pour se redressait. Pendant que je tenais les pieds dudit tabouret, elle se redressait sur ses pieds à elle en se cramponnant à
l'assise du tabouret. Plus les jours ont passé plus les progrets se sont fait sentir. Deux jours auparavant, avec la complicité d'une balle d'exercices en mousse au charmant visage d'un crâne
noir et blanc qu'elle a pris en affection, nous avions pu observer J. et moi qu'elle essayait et avait fini par réussir à monter la hauteur du futon déplié au sol, en se hissant de tout son poids
et sur le ventre.
Nous avons continué à jouer avec ses petits jouets éparpillés dans la chambre. Peu avant onze, nous sommes revenus dans le séjour aux volets encore clos, et je me suis allongé sur mon lit, en
prenant Mini-J. contre moi, qu'elle se repose un peu (bon elle était pas fatigué) mais elle se tînt tranquille, souriait. Je lui fait des guilis la chatouillais, ses petits pieds remontant dans
le dos... elle riait ^^ Puis elle porta son pouce à la bouche, son doud en ses petites mains, elle se mit au repos quelques minutes. Nous attendions que J. se réveille. Vers 11h30, Mini-J se
décida à mettre un terme au sommeil de sa mère. Je pense que sa couche pleine commençait à lui peser (au propre comme au figuré). Ce fut alors le moment de la grande épreuve. Changer la couche de
Mini-J.
J'avais déjà et il y a longtemps, changé les couches de mes petites cousines... Mais là, c'était un peu différent : j'étais sous le jugement de J. ^^ Gare à l'erreur rédhibitoire ;-) !
Je confie Mini-J. à la vigilence de sa mère, le temps pour moi d'aller chercher le nécessaire de change. Et me mit à l'oeuvre, en prenant soin de faire valider par J. chaque acte de ma part.
Mini-J. a été une crême ! Elle s'est laissé faire sans broncher, et je voyais en elle un regard d'acquiescement de mes compétence acquises à la matière ;-) Bon l'avenir nous dira que je me suis
un peu trompé : la pose n'aura pas été parfaite, et quelques fuites urinaires vinrent me le confirmer par la suite... Mais bon. Une fois ^^ La prochaine sera la bonne. Je ne réussis jamais la
première fois.
J. s'éveille et commence sa journée de maman... le temps qu'elle s'occupe d'elle (déjeune, se lave...) je garde un oeil attentif sur Mini-J. J. peut compter sur moi ! Je ne la décevrais pas.
Je représente à Mini-J. son ami le crâne en mousse. J'adore comment elle calcul et elle reconnait sa bouille :-) Un temps de 1 à 2 seconde, et hop ! Son visage rayonne de reconnaitre quelquechose
de familier. Elle s'empresse de le porter à la bouche, comme pour signifier qu'elle aime bien cet objet.
Aujourd'hui c'est dimanche, et il faudra, en dépit du beau temps qui reparait et qui nous avait manqué, reprendre la route pour regagner Troyes. Le départ était prévu pour 15h30... le temps passa
trop vite, je crois que J. comme moi ne voulions pas vraiment partir de suite. Je serai bien resté un jour de plus, ou tout du moins toute la journée de dimanche et naviguer la nuit... Mais bon
la réalité fait que je bossais le lendemain et ne pouvait pas vraiment (encore) me permettre de ne pas aller travailler sur un caprice, fut il le meilleur des caprices :-)
Nous chargeons la voiture avec J. Et nous repartons... Je comptais dans ma tête les quelques heures qui s'égrainaient entre ce départ qui me déchirait intérieurement, et le temps qui restait
jusqu'à Troyes, où je savais que je devrais bel et bien mettre un terme à ce délicieux week-end.
Nous avons roulé jusqu'à Brive où j'ai fait une halte restauration au Mac Do de l'A20. J'étais dans l'idée de prendre un menu et de le manger en ayant confié à J. la conduite. Cependant, en
abordant le sujet, je ne pensais pas qu'elle n'apprécierai pas vraiment l'offre. Elle m'avait quelques jours auparavant dit que si je le voulais, elle pourrait prendre le volant. Mais j'ai
compris à ce moment qu'elle n'aimait en fait pas vraiment conduire et que c'était par nécessité qu'elle le faisait. Je ne voulais pas la froisser par ma proposition. Dans mon esprit, ça me
faisait plaisir de lui laisser le volant en toute confiance, sans aucun préjugé. Ce qui, mes proches le savent, est bien trop rare. Ils aurait halluciné d'une telle proposition de ma part...
Enfin bref.
Je mange, elle mange aussi du menu que je lui ai pris. Nous repartons. Pas envie de prise de tête pour des bêtises de la sorte ^^
Une halte à Chateauroux se fait, car je voulais changer l'itinéraire pour faire moins d'autoroute et découvrir d'autres paysages. Je pensais donc couper par Bourges / Auxerres pour rejoindre
Chaource. Le trajet étai légèrement plus long, mais ô combien plus agréable, ne serait ce que pour les yeux.
Mini-J. était toujours aussi calme et agréable. Bien sûr elle avait quelques caprices, mais d'une brièveté qu'il ne m'apparait même pas utile de les relever. Ils s'apaisaient spontanément, ou
d'un haussement de voix de sa mère (ou d'un sourire de "tonton Fabrice" ;-) )
Elle faisait un truc trop rigolo : dans sa période, je mets tout ce que je trouve dans la bouche, elle avait pris en otage mes gros doigts pour les mettre dans sa petite bouche. C'était trop
mignon, et puis ces gencives sans dent, étrange et génial à la fois. Une sensation que je ne connaissais plus... mais j'avais un souvenir qui rejaillait en même temps : celle de ma bouche sans
dent. je me souvenais en tout cas de cette impression de mes doigts sur mes propres gencives. Bisarre !
Nous avons fait une nouvelle halte. Une air de repos, bien glauck :s avec des toilettes ignobles !!! J. est donc partie dans la Nature faire ce qu'elle seule pouvait faire. Elle m'a confié sa
petite à ne quitter des yeux sous aucun prétexte. Il n'en était pas question... en plus le camping car et ses deux passagers me mettaient sur le qui-vive !
Et là, j'ai adoré la suite. J. est revenu, avec à la main, une petite pâquerette. Elle me la tend, et là je demande : "c'est pour moi ?" "Bah oui" répond-elle ^^ C'était meeeeuuugnoonnnnn ! J'ai
trop kiffé ! Sérieux ! C'est con, mais une si petite attention m'avait touché. Enfin... En tout cas, sache que je l'ai encore dans la voiture la pâquerette ! :-) Bon elle est plus toute fraiche
maintenant. Mais je la garde en souvenir.
Nous reprenons de nouveau la route nationale direction Bourges, que nous traversons. A y penser : je revenais de chez ma soeur à Blagnac et je ralliais Bourges, là où mon autre soeur s'était
installée avec son mari. ^^ Nous continuons, même si j'aurai bien aimé m'y arrêter pour voir où elle habitait, le temps d'une pause, et puis sourtout faire découvrir à J. cette ville au coeur
historique magnifique !!! Une prochaine fois peut-être...
Plus loin, nous avons traversé une jolie ville : La Charité sur Loire. Superbe ! Avec le soleil qui en plus se couchait derrière nous... la Loire que nous avons traversé sur un joli pont
ancestral ! J'aurai du m'arrêter...
Et nous poursuivons notre périple... longuement avant de gagner Auxerre, que je ne connaissais pas du tout. Il est très tard, presque minuit, quand nous traversons le centre ville de cette Cité
mythique, avec de beaux clochers dominants, éclairés. J. connaissait la ville. J'aurai voulu ette fois m'y arrêter aussi, pour qu'à son tour elle me présenta d'une brève balade le coeur de la
ville.... Mais comme je le disais, il se faisait tard et je vous avoue que la fatigue me gagnait de plus en plus. Il restait encore trois quart d'heure environ avant d'arriver à Chaource.
Nous traversons Chablis, puis Tonnerres et enfin, nous sommes à Chaource. Une bonne odeur et une fraicheur des plus matinales nous y attendait. Des souvenirs personnels ressurgissent : ceux des
instants où nous arrivions étant petits au cabanon, en vacances après des heures de route que mon père avait encaissées. Moi qui ne dormait pas en voiture, je découvrais et redécouvrais la route
en même temps que mon papa, comme un co-pilote je veillais sur lui en cas.
Nous avons déchargé les affaires, et Mini-J. pleurai légèrement, mais était facilement rassuré par un visage connu se penchant sur elle le temps de vider la voiture.
J. m'avait proposé de rester dormir si je le voulais. J'ai accepté volontier après un temps de réflexion. Savoir si je me sentais capable de rentrer jusqu'à Dourdan après avait trouvé une réponse
négative en moi. Aussi, l'hospitalité de mon hôte était la bienvenue. A peine monté, j'avais le besoin de m'éfondrer sur le clic-clac tout juste déplié. Ca me faisait plaisir de rester une
nouvelle nuit. Sans compter que là, j'avais un lit qui commençait à me devenir familier, et puis surtout plus confortable que celui des deux nuits précédentes ^^ ;-)
J. avait me semble-t-il envie de papoter un peu, le temps de boire sa tisane d'allaitement. Elle me demanda si je voulais manger ou boire quelquechose. Pourquoi pas. Je choisi l'option "chocapic"
! ^^
J. tenait également à me régler les frais de séjour... je ne savais pas quoi répondre et je ne voulais surtout pas que ça lui coute trop alors, j'ai dit une somme ronde, pas trop pesante pour son
budget (enfin je l'espèrai). 100 € tout compris, pour des vacances de 5 jours bien agréable en sa compagnie et celle de sa fille.Curiosité, elle voulait que je remplisse le chèque moi-même...
étrange ^^
Elle a aussi rébordé la question de mon attaché de presse... Elle voulait savoir si j'étais amoureux. Je lui dit que je ne crois pas, non. Elle me demanda alors pourquoi j'étais peiné ? Je ne
savais pas vraiment, si ce n'est que ce ne m'était pas agréable de ne pas avancer dans une relation et qu'on en devine trop tot l'issue... et j'ai aussi le malheur de vite m'attacher à quelqu'un.
Parfois à tort... parfois à raison pensais-je intimement. A ma réponse négtaive à sa question, elle me répondit : bah alors c'est pas grave hein ?!
Confusions des sentiments... ça se brouille en moi... comme avant... alors j'encaisse. Je ne veux pas à cet instant les révéler. Surtout pas... j'avais trop peur de gacher ce merveilleux
week-end.
Puis vînt le temps de s'endormir... Elle partit dans sa chambre. Je restais seul dans mon lit. Prêt à m'endormir, pour me réveiller discrètement le lendemain matin, et partir à l'aube, comme un
amant d'un soir le ferait ^^ Mais bon... rien à voir.
L'histoire d'un week-end qui s'achève à cet instant où je fermais la porte d'entrée derrière moi, délicatement, pour ne pas réveiller ni J. ni Mini-J. L'ascenseur bruyant me fit sursauter. Je
vais à la voiture, et un instant d'hésitation, de doutes m'envahit avant d'avoir tourné la clef de contact... J'avais envie de rester, faire la folie d'envoyer en l'air le boulot pour la journée
et d'attendre qu'elles se réveillent, pour ne pas finir de la sorte ce week-end... Acte bien manqué, encore un... Je la tourne, le moteur s'allume, j'enclenche la marche arrière... et je pars. Je
quitte Chaource le coeur serré, mais la tête pleine d'émotions et de bon souvenirs qu'il me faudrait raconter instamment. La tête pleine aussi de questions que je voulais poser sans jamais oser.
Pleine d'idée aussi préconçues de ce que pouvait penser ou ressentir J. Confusion des sentiments disais-je.
J'arrive directement au travail vers 9h00, sans trop de retard à y réfléchir. Parti à 7h45, l'heure à laquelle je pars habituellement de Dourdan pour aller bosser à 8h15 ^^ Ca me tentait bien
l'idée fantasque de vivre à Chaource et de me taper les aller-retours pour bosser... Lol... j'suis pas bien dans ma tête, mais pourtant, capable d'imaginer ce genre de scenarii, et convaincu de
pouvoir tenir parole à les concrétiser.
Enfin...
Je vais arrêter là pour ce soir. J'ai rattrapé le temps perdu dans la rédaction du récit de ce week-end mémorable pour moi. Je ferai sans doute un autre billet sur les petits bons moments qui
m'ont marqué. Par exemple l'épisode du pouce made in J. et devenu réalité !!! Trop bon ! :-)
Les semaines qui suivirent me parurent quelques peu différentes dans ma "relation" épistolaire avec J. Une sorte de gain de maturité et de renouveau des sujets de conversation.
Allez ! Au lit et à bientôt !
Bisx